22 octobre 2016

Le jour où j'ai découvert les huiles essentielles (2)

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Comme promis, voici un petit compte-rendu de mes huiles essentielles préférées et de leur usage… Pour rappel, je tire mes informations uniquement de la fameuse « Bible des huiles essentielles » et de mon expérience personnelle. 

Boutons, acné : lavande vraie
La lavande vraie est très efficace contre les boutons qui pointent parfois le bout de leur nez sur mon visage. Je l’applique pure, une goutte sur chaque bouton. C’est tellement efficace que ça en paraît magique ! Le bouton est très vite assaini et asséché et disparaît en deux-trois jours.
J’ai aussi lu que le tee trea était aussi très efficace mais je n’aime pas son odeur et la lavande vraie fonctionne tellement bien que je n’ai jamais eu envie d’essayer autre chose.

Désinfectant : lavande vraie
Quand je ressens le besoin de désinfecter une blessure, j’ai tendance à la nettoyer tout simplement à l’aide d’un pain de savon. J’ai été éduquée en mode « ne pas trop se laver les mains et ne surtout pas désinfecter tout ce qui bouge (l'expression est mal choisie, n'allez pas vous imaginez que mon appartement grouille de bestioles suspectes !) sous peine de détruire son immunité » et j’ai adopté ce principe. Je suis persuadée que si le corps n’a aucune occasion de « s’entraîner » à détruire les microbes et petits bobos à cause de désinfectants trop puissants, il sera démuni en cas d’attaque plus importante. Ceci dit, cet avis n’engage que moi. Et il m’arrive de temps en temps de désinfecter des blessures à l’huile essentielle de lavande vraie, très efficace encore une fois.

Coups de soleils et brûlures : lavande vraie
En cas de coup de soleil (heureusement, j’ai la chance d’avoir une peau matte et d’en avoir peu souvent !), je mélange de l'huile essentielle de lavande vraie à un peu de crème ou d’huile végétale et j’étale sur la zone douloureuse. L’huile essentielle de lavande vraie est cicatrisante et indiquée pour tous les types de brûlures.

Démangeaisons liées à des piqûres de moustiques ou d'araignées : lavande aspic
Cet été, j’ai mis une dizaine de jours à découvrir que les nouvelles piqûres avec lesquelles je me réveillais chaque matin étaient dues à… cinq araignées qui avaient élue domicile sous ma table de nuit. Leur éradication à coup d’aspirateur m’a évité de nouveaux boutons mais cette histoire m’a permis de tester l’efficacité de l’huile essentielle de lavande aspic contre les démangeaisons. J’en étalais quelques gouttes (pures) sur les piqûres dès que j’avais envie de gratter et la sensation disparaissait assez rapidement (malheureusement pas instantanément).

Nausées et maux de ventre : menthe poivrée
La menthe poivrée est mon remède miracle pour les maux de ventre et les nausées. Il est tellement efficace que je sors mon flacon dès que quelqu’un a le malheur de se plaindre d’un mal de ventre en ma présence. Une goutte pure directement sous la langue (attention, c’est fort !) ou avec un peu de miel pour l’adoucir et hop ! Cinq minutes plus tard, douleurs, nœuds et campes à l’estomac disparaissent.
Ça fonctionne très bien pour les maux de ventre mais c’est aussi efficace contre la nausée, y compris celle causée par un usage un peu abusif (hum !) de l’alcool. Il m’est arrivé récemment de me réveiller en pleine nuit avec une nausée très désagréable (la soirée avait été aussi sympa qu’arrosée !). J’ai avalé ma goutte d’huile essentielle de menthe poivrée et miracle, deux minutes plus tard la nausée disparaissait et je me rendormais comme une fleur. De la magie je vous dis, de la magie !
(Bon, je doute que ce soit efficace en cas de gastro...).

Visage éclatant et lumineux: citron
Deux fois par semaine environ, j’ajoute deux gouttes d’huile essentielle de citron à trois gouttes d’huile végétale de macadamia, je frotte mes paumes l’une contre l’autre pour réchauffer le mélange puis je me frotte le visage. L’odeur est divine (je suis très fan du citron en général) et la peau ressort lumineuse et éclatante. À faire exclusivement le soir, l’huile essentielle de citron est photo sensibilisante !

Cellulite et rétention d’eau: citron
Trois fois par jour, deux gouttes d’huile essentielle de citron sur un peu de miel. Ces derniers jours, j’ai vu mes cuisses s’affiner et devenir plus lisses et la cellulite diminuer. À vrai dire, il m’est difficile de savoir c’est dû à l’huile essentielle ou au fait que j’ai mangé moins de sucre qu’habituellement ces dernières semaines. Quoi qu’il en soit, je trouve l’huile essentielle de citron délicieuse, très sucrée et pas du tout acide malgré le fait qu’il s’agisse de citron. En avaler avec un peu de miel me donne la sensation d’avaler un bonbon !

Maux de gorge: tea tree
Contre le mal de gorge, j'avale une goutte de tea tree avec un peu de miel. J’ajoute aussi parfois la goutte dans un thé au citron et au miel. C’est efficace mais par contre… Cette huile essentielle n’est décidément pas ma préférée. Je n’en aime ni l’odeur ni le goût. Je n’attends pas mon prochain mal de gorge avec impatience !

J'en utilise d'autres (ravinstara, niaouli et eucalyptus radié en cas de maladie, clou de girofle quand mal de dents (cette huile essentielle endort la zone douloureuse de la même manière qu'une piqûre chez le dentiste !) (mais elle est très forte et irrite la peau à force), estragon en massage sur le bas du ventre en cas de règle douloureuse, etc.)... Mais la lavande vraie, la menthe poivrée, le citron et le tea tree sont définitivement celles que j'utilise le plus souvent. Je ne saurais plus m'en passer...

Remarques: N’oubliez pas que certaines huiles essentielles doivent être diluées dans de l’huile végétale avant d’être appliquées sur la peau (certaines peuvent l’être directement en petite quantité). Si vous les ingérez, pensez à les diluer sur un morceau de sucre, dans un peu d’huile végétale ou dans du miel (la version miel est ma préférée). La version « nature » est possible pour certaines huiles mais est en général un peu forte en goût (et en sensation « d’arrachage de gorge »), le miel permet d’adoucir le tout.

5 octobre 2016

Une vie entre deux océans

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J'aime lire à la folie, je n'ai jamais arrêté depuis mon premier livre imagé dévoré à l'âge de six ans. Pourtant, je trouve l'exercice de conseiller (ou déconseiller) un livre difficile. Les romans m'entraînent dans des mondes parallèles bien à eux et décrire ces mondes et les émotions qu'ils ont provoquées en moi m'a toujours paru complexe. En général, et à quelques exceptions près, je me contente d'un "J'ai adoré !" ou "Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire et j'ai arrêté".

Je constate aussi ces derniers temps que j'abandonne souvent en cours de route des romans best-sellers qui m'ont pourtant été conseillés à maintes reprises. Pas tous (loin de là), il y en a que je dévore, et d'autres qui me laissent complètement indifférente. Ça m'étonne un peu, surtout quand je lis les commentaires élogieux à leur sujet. Je suis devenue difficile en matière de lecture, moi qui à une certaine époque dévorais tout ce qui me tombait sous la main (sauf les "classiques" avec lesquels aujourd'hui encore j'éprouve beaucoup de difficulté).

Cette longue introduction pour (essayer de) vous parler d'un roman. Le plus étrange dans tout ça ? Quelques jours après en avoir fini la lecture, je n'arrive toujours pas à dire si je l'ai aimé, ce roman. Je ne sais pas si je l'ai aimé, mais je suis certaine d'un fait : il m'a marquée.

J'ai achevé "Une vie entre deux océans" de Stedman il  y a quelques jours, donc, et depuis, il me poursuit. L'histoire est bouleversante et déchirante, c'est peut-être ce qui explique mon incapacité à déterminer si je l'ai aimé ou pas (mon cœur guimauve aime trop les histoires pleines de rire et d'optimisme).

Ce roman, c'est l'histoire d'un couple des années vingt. Il est gardien de phare sur une île éloignée de 150 km de la ville la plus proche d'Australie, elle a décidé de l'épouser et de le suivre dans cet endroit reculé où la mer et le vent sont rois. Leur bonheur est peu à peu entaché par leur incapacité à avoir un enfant. Jusqu'au jour où une petite fille miraculée échoue sur leur île à bord d'un canot naufragé. Le tout sur fond de souvenirs de la première guerre mondiale.

Il s'agit d'un roman poignant, triste et cruel, joyeux par moments aussi, et drôlement bien écrit. Il raconte la vie, le désir d'enfants, l'amour des parents pour leur enfant (biologique ou non), le tiraillement de la conscience, la trahison, la relativité de l'honnêteté et de la droiture, le deuil, la perte, le pardon. 

Ce roman m'a marquée, j'ai envie de vous le conseiller, ça signifie sans doute qu'après tout, je l'ai aimé.

PS : après avoir fini ma lecture, j'ai appris qu'un film allait sortir... (était sorti ?). J'ai reçu ce roman à Noël l'année dernière et n'en avais aucune idée ! Drôle de coïncidence !


25 septembre 2016

Et si on partait ?



En avril, assis à une terrasse en train de siroter un vin blanc au bord de la mer, nous avons évoqué la possibilité de partir tous les deux. Nous avions déjà abordé le sujet, notre envie de voyager et de découvrir le monde, mais pour la première fois, ça devenait concret. Sur une plage de la côte belge baignée des premiers vrais rayons de soleil du printemps, un projet naissait.

Pour moi, il s'agissait d'une envie enfouie pendant longtemps qui émergeait peu à peu et de plus en plus depuis quelques mois, voire quelques années. Quand j'ai parlé de ces projets à des amies, plusieurs ont eu une réaction qui m'a étonnée : "Ah, enfin, depuis le temps que tu y penses, depuis le temps que tu en parles, depuis le temps que tu regrettes de ne l'avoir jamais fait !".

Cette réaction m'a vraiment surprise. L'envie de bouger, de découvrir le monde, de faire connaissance avec d'autres cultures et de quitter mon confort me trottait en tête depuis quelques mois, c'est sûr, et mon voyage en solo à New York l'a exacerbée. Depuis quelques mois. Deux ans tout au plus. Je n'avais pas conscience d'avoir autant parlé de mon envie de bouger. Mes amies étaient plus au courant que moi de mes propres désirs ! Drôle de constat. Qui augmente encore ma motivation.

Depuis, l'été est passé et le projet a (un peu) mûri. Plutôt qu'un tour du monde, nous avons envie d'un tour de continent (pour prendre le temps de vivre dans chacun des pays que nous traverserons et ne pas d'enchaîner les avions et les sites touristiques). Après avoir hésité entre l'Amérique latine et l'Asie, notre cœur balance du côté de l'Asie.

Je brûle de monter dans cet avion, notre avion, direction l'aventure pour quelques mois. J'adore les bouleversements potentiels que cette perspective va nous apporter. Notre vision du monde va sans doute beaucoup se transformer, notre vision de nous et de notre vie actuelle, et puis nous, aussi, on va changer, évoluer... Je brûle de vivre déjà ces changements, de quitter notre vie de tous les jours pour découvrir une nouvelle vie de tous les jours complètement différente, j'ai envie des chocs apportés par la découverte de l'autre et d'un nouveau continent sur lequel je n'ai encore jamais mis les pieds.

J'aime ne pas savoir du tout ce que ça apportera, qui sait ce qu'on voudra après tout ça ?